Le tirage au sort de la 27ᵉ Coupe d’Afrique des Nations de handball, effectué ce vendredi 15 novembre 2025 à Kigali, a placé le Gabon dans un groupe B relevé, mais riche en enseignements.
Un tirage qui sonne comme une invitation à rebâtir, à se structurer et à retrouver une identité claire, dans un contexte où la préparation et l’organisation restent les véritables enjeux.


Un groupe exigeant : Égypte, Angola, Ouganda… et Gabon
Le verdict du tirage ne laisse aucune place au doute. Les Panthères hériteront d’un groupe où chaque adversaire représente un défi différent :
- Égypte – Championne d’Afrique en titre, véritable référence continentale, avec 27 participations.
- Angola – Une valeur sûre du handball africain, régulière et expérimentée, pour sa 18ᵉ apparition.
- Ouganda – Néophyte à ce niveau, mais animé d’une détermination qui peut surprendre.
- Gabon – Une équipe en plein questionnement, à la recherche de constance et de stabilité.
Pour le Gabon, cette CAN 2026 n’est pas qu’une compétition : c’est un point de bascule, un moment où le handball national doit montrer qu’il peut franchir un cap.

Plus qu’un tirage : un révélateur
Le Gabon reste sur une dernière édition en demi-teinte : des éclairs séduisants, mais un manque de régularité et de solidité collective qui ont pesé lourd dans les résultats.
Cette fois, aucune approximation ne sera possible.
Car au-delà des adversaires, la CAN 2026 pose trois questions essentielles :
- Où en est le projet du handball gabonais ?
- Quelle vision souhaite-t-on incarner ?
- Comment prépare-t-on sérieusement une compétition de ce niveau ?
Le talent pur ne suffira pas.
Il faudra un travail structuré, une préparation rigoureuse, un accompagnement institutionnel réel et une organisation technique solide.
Tous les acteurs sont concernés : staff, joueurs, encadrement, fédération, structures locales.
La CAN ne pardonne pas l’improvisation.
Un groupe accessible… à condition d’être prêt
Malgré la présence de l’Égypte et de l’Angola, le groupe B reste jouable pour un Gabon ambitieux et bien préparé.
Mais encore faut-il transformer cette opportunité en résultats concrets.
Cette CAN doit être un révélateur, une étape de vérité pour une sélection qui veut redevenir une nation qui compte dans le handball africain.
Tout se jouera à Kigali, mais aussi — et surtout — en coulisses, là où se construisent les vraies performances.
Le tirage n’est pas une fatalité.
C’est un signal : celui qu’il est temps de « mieux faire », de « mieux préparer », de « mieux organiser ».


