Le match de barrage pour la Coupe du monde 2026 entre le Gabon et le Nigeria, prévu le 13 novembre à Rabat (Maroc), pourrait connaître un changement majeur avant même le coup d’envoi.
L’arbitre sud-africain Tom Abongile, désigné initialement par la Confédération africaine de football (CAF), ne devrait finalement pas officier cette rencontre décisive.


Une plainte officielle déposée par la Fédération nigériane
Selon une source proche du dossier, la Fédération nigériane de football (NFF) a adressé une plainte officielle à la FIFA, contestant la nomination de l’arbitre.
En cause : la rivalité historique et sportive entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, deux nations actuellement engagées dans la même zone de qualification pour le Mondial 2026.
Mais la tension s’est amplifiée après une déclaration polémique du ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, qui aurait affirmé :


« Je ne veux pas que le Nigeria se qualifie pour la Coupe du monde. »
Ces propos ont été jugés inacceptables par la NFF, qui estime que la présence d’un arbitre sud-africain pourrait compromettre l’impartialité du match.
Les dirigeants nigérians y voient un risque de partialité et demandent donc un arbitre issu d’un pays neutre.
Un barrage sous haute tension

Ce barrage opposant les Super Eagles du Nigeria aux Panthères du Gabon se jouera sur terrain neutre, à Rabat.
Il constitue une étape cruciale vers la qualification pour la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Le Nigeria, triple champion d’Afrique, reste une référence sur le continent, tandis que le Gabon cherche à écrire une nouvelle page de son histoire en atteignant pour la première fois le Mondial.
Vers un nouvel arbitre « neutre » ?

Face à la polémique, la CAF devrait trancher rapidement.
D’après plusieurs sources, l’instance africaine envisagerait de désigner un arbitre venant d’une région neutre, ni d’Afrique australe ni d’Afrique de l’Ouest, afin d’éviter toute suspicion d’influence régionale.
Cette affaire ravive les débats récurrents sur la gestion des désignations arbitrales en Afrique.
En 2021, un précédent avait déjà éclaté lors des éliminatoires de la CAN entre l’Algérie et le Burkina Faso, entraînant également un remplacement d’arbitre sous pression médiatique.

