Malgré leur succès aux tirs au but, les Panthères du Gabon laissent une impression mitigée. Sur le papier, la victoire est là. Mais dans le contenu, les mêmes failles persistent.


Une équipe bricolée à chaque regroupement
À chaque rassemblement, une nouvelle équipe semble voir le jour. Les automatismes sont absents, la cohésion fragile.
Entre joueurs appelés de dernière minute et choix fluctuants, la sélection donne l’image d’un chantier permanent.

Des joueurs en manque de rythme et d’exigence
Une grande partie de l’effectif manque de temps de jeu en club ou évolue dans des championnats de second plan.
Difficile, dans ces conditions, d’exiger un haut niveau de performance. À cela s’ajoute une certaine tendance à se contenter du minimum, loin des standards du football moderne
Des staffs limités par un système défaillant
Les différents encadrements techniques arrivent souvent avec de bonnes intentions. Mais ils se heurtent rapidement à une réalité : l’absence de vision claire et structurée au sommet.
Chaque nouveau staff impose ses choix, relance une dynamique… avant que tout ne soit à nouveau remis en question.

Un manque criant de vision et de projet
Le véritable problème semble être structurel.
Aucun projet solide de développement, aucune continuité, aucune ligne directrice.
L’objectif semble se limiter à une qualification en Coupe d’Afrique, sans réelle ambition de progression ou de performance durable. Pendant ce temps, d’autres nations avancent.
Une prise de conscience attendue
Le manque d’exigence ne concerne pas seulement les dirigeants, mais aussi les joueurs. Le très haut niveau demande rigueur, discipline et ambition.
Or, cette culture semble encore insuffisamment ancrée.

Des dérives dans la gestion du football
Autre problème majeur : les choix des joueurs. Entre détections contestées, copinage, clanisme et parfois tribalisme, la méritocratie semble mise à mal.
Ces pratiques freinent inévitablement le développement du football national et nuisent à la crédibilité de la sélection.
le Gabon face à ses responsabilités

Le Gabon continue de faire du surplace pendant que d’autres nations progressent. Il devient urgent que les dirigeants prennent conscience de la situation et définissent une véritable politique pour le football national.
Car participer ne suffit plus. Il faut exister, progresser et viser plus haut

