Depuis plusieurs mois, les amoureux du football gabonais, et plus particulièrement les supporters de l’Union Sportive de Bitam (USB), s’interrogent : qui est réellement le président légitime du club ?


L’Union Sportive de Bitam traverse sans doute l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. Autrefois symbole de ferveur populaire et de performances honorables, le club n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui-même, miné par des difficultés de gestion qui durent depuis au moins deux saisons.
Cette situation est la conséquence d’une gouvernance marquée par un manque de professionnalisme. Une gestion assimilable à celle d’un club amateur, où les anciens dirigeants n’ont pas su mettre en place des bases solides et durables. Et malheureusement, cet esprit d’amateurisme semble se poursuivre.

Pour preuve : la désignation de deux présidents pour un même club.
En effet, René Ndemezo’o Obiang, président du comité de surveillance, avait initialement accordé sa confiance à Billy Bendo Edo, nommé président actif pour un mandat de quatre ans. Ce dernier est d’ailleurs présenté comme l’un des artisans du maintien du club, ayant contribué à sa relance grâce à ses propres moyens.
Mais contre toute attente, une nouvelle nomination est intervenue : celle de Samy Edgard Mve Essono, plongeant à nouveau l’USB dans une zone de fortes turbulences et ravivant les tensions internes.
Cette crise de gouvernance pourrait avoir de lourdes conséquences, surtout à quelques semaines d’un éventuel démarrage du National Foot saison 2025-2026. Les deux présidents auraient, selon nos informations, transmis deux numéros de comptes bancaires différents à la Ligue Nationale de Football (LINAF), chacun au nom du même club, dans le but de percevoir la subvention de la saison.

Une situation pour le moins préoccupante.
Dès lors, comment sortir de cette impasse si les deux protagonistes ne parviennent pas à accorder leurs violons ? Quelle est la responsabilité du président du comité de surveillance dans le retour de la sérénité au sein de l’USB ?
Selon une source proche du dossier, le président de la LINAF aurait adressé un courrier aux différentes parties ainsi qu’au président du comité de surveillance, afin de clarifier la situation. Il serait question de produire un procès-verbal officiel, signé par les membres habilités, désignant formellement le président légitime avec lequel la LINAF travaillera pour la saison à venir.

Dans tous les cas, l’Union Sportive de Bitam joue gros. Sans solution rapide et consensuelle, le club s’expose à de graves sanctions administratives et sportives.
