À quelques jours seulement de l’entrée en lice des Panthères du Gabon face au Cameroun, il est essentiel de s’interroger sur la communication autour de l’équipe nationale, qui constitue aujourd’hui un véritable danger pour la sélection gabonaise.


Ce mercredi 24 décembre, l’équipe nationale du Gabon débute sa compétition face aux Lions Indomptables du Cameroun. Un rendez-vous majeur qui met en lumière un problème récurrent : le choix et la gestion de la communication autour des Panthères.

Une équipe nationale est normalement encadrée, sur le plan de la communication, par un officier média. Celui-ci est le lien officiel entre l’équipe nationale et les médias (presse écrite, télévision, radio, médias en ligne). Il est responsable de la communication, de l’image et de la diffusion de l’information, tout en protégeant les intérêts de la fédération et des joueurs.

En coordination avec le service communication de la fédération, l’officier média est le gardien de la parole officielle : il informe, organise, protège et valorise l’image de l’équipe, tout en assurant des relations professionnelles et maîtrisées avec les médias.

Or, le constat est alarmant. Pour obtenir la moindre information, les supporters et amoureux de la sélection gabonaise sont contraints de se tourner vers les réseaux sociaux. L’exemple le plus frappant reste la situation de l’équipementier, devenue un sujet de débat intense sur les forums et plateformes numériques.
Pourquoi faut-il toujours attendre que les discussions s’enflamment sur les réseaux sociaux avant de tenter de bricoler des réponses ? La communication actuelle est dans la réaction, et non dans l’anticipation.

Pendant que les autres sélections foulent le sol marocain avec des styles vestimentaires assumés et des identités visuelles claires, les Panthères du Gabon souffrent d’un manque criant de communication structurée. Une situation d’autant plus regrettable que cette équipe compte en son sein des joueurs de renommée internationale comme Pierre-Emerick Aubameyang, Mario Lemina, Denis Bouanga, entre autres, capables d’attirer sponsors, partenaires et visibilité.

Faute d’un cadre clair, les joueurs en viennent à assurer eux-mêmes leur communication en sélection. Pour obtenir des informations au sein de la tanière, certains observateurs passent parfois par des joueurs ou des membres du staff, souvent tapis dans l’ombre. Une pratique révélatrice d’un désordre communicationnel.

La communication d’une équipe nationale est avant tout une question stratégique. Elle doit donner envie, créer de l’attachement et renforcer l’intérêt du public pour sa sélection. Pourtant, il arrive encore que le staff des Panthères soit surpris par la présence de journalistes lors de certaines séances d’entraînement, preuve d’un manque de coordination et de planification.

À ce niveau de compétition, l’improvisation n’a plus sa place. La CAN ne se joue pas uniquement sur le terrain, elle se joue aussi dans la maîtrise de l’image et de la parole.
