Chères Panthères,

« Sur le terrain, les lions ne craignent pas la fatigue, ils chassent jusqu’à la dernière minute. »
C’est par cette sagesse pleine de symboles que je tiens à m’adresser à vous, en ce jour important où vous affrontez les Super Eagles du Nigeria.
Je ne serai pas long, mais je veux simplement vous rappeler l’importance de ce match, pour le peuple gabonais, mais aussi pour chacun de vous.
« Le ballon ne trahit jamais celui qui se bat pour lui. »
Vous vous êtes battus pour être là aujourd’hui. Vous auriez pu tomber avant, mais non : vous avez prouvé à toute l’Afrique votre détermination, votre volonté et votre amour pour le maillot. Vous êtes là parce que vous avez su écrire, pas à pas, une page de votre propre histoire.

Ce match a un double enjeu :
D’abord, gagner pour poursuivre cette belle aventure vers une possible première Coupe du Monde.
Ensuite, battre enfin une grande nation africaine, une du top 10, pour montrer que le Gabon a franchi un cap.
« Ce n’est pas la taille du joueur dans le match, mais la taille du match dans le joueur. »
Face au Nigeria, vous affrontez des joueurs connus, expérimentés, issus des grands championnats. Mais souvenez-vous :
« Le talent fait gagner un match, mais l’esprit d’équipe fait gagner des tournois. »
Votre présence ici, à ce stade de la compétition, n’est pas un hasard. C’est le fruit de votre courage, de votre solidarité et de votre esprit collectif.
Vous ne pouvez imaginer la fierté et la joie que vous procurez à tout un peuple à chaque victoire. Aujourd’hui encore, des milliers de Gabonais prient, vibrent et espèrent avec vous.

« Sur le terrain, celui qui doute une seconde perd deux mètres. »
Alors, ne doutez pas. Jouez votre football. Soyez libres, soyez fiers. La pression est sur vos adversaires, pas sur vous.
Je ne vais pas vous retenir davantage. Je voulais simplement vous dire à quel point ce match compte pour chacun de nous.
Je sais que ce ne sera pas facile — je le sais pour avoir moi-même joué dans l’équipe de mon village, à Ellellem, dans le canton Bissok, à moins de 60 km d’Oyem.
« Chaque ballon est une chance : joue-le comme si c’était le dernier. »
Chères Panthères, faites-vous confiance, jouez avec le cœur et la tête haute. Nous voulons jubiler avec vous ce soir, après ces 90 minutes de combat.
« Ce n’est pas la peur de perdre qui te fait gagner, c’est l’envie de tout donner. »

Bon match, les gars !
Pour le drapeau, pour le peuple, pour l’histoire.
Amen. 💚💛💙

