Le retrait annoncé de Mélanie Ntsame Mba à la tête de la Ligue provinciale de handball de l’Estuaire (LPHE) marque la fin d’un cycle de huit années fait de volontarisme, mais aussi de limites structurelles que le prochain bureau devra impérativement dépasser.

Plus qu’un simple passage de témoin, le départ de Mélanie Ntsame Mba, figure connue et respectée dans le microcosme du handball gabonais, ouvre une période cruciale : celle de la refondation ou du déclin.
Durant ses deux mandats, la native de Bitam a porté à bout de bras une discipline souvent orpheline de soutien institutionnel et structurel. Mais malgré son engagement, les problèmes persistants – manque de compétitions régulières, faiblesse des moyens logistiques, absence d’une vraie politique de détection – sont restés entiers.
Lors de l’assemblée de janvier dernier, elle lançait : « Il faut que les jeunes prennent le relais ». Derrière cette déclaration courageuse se cache aussi une forme de lucidité : l’épuisement d’un modèle basé sur la passion individuelle, en lieu et place d’un projet collectif durable. Or, c’est bien cela que le prochain bureau devra bâtir.
Des conditions électorales exigeantes, mais seront-elles suffisantes ?
Le processus électoral lancé le 1er juillet dernier par Yannick Stéphane Pindi, secrétaire général de la LPHE, met en avant un cadre clair : nationalité gabonaise, âge inférieur à 70 ans…

