La récente nomination de Bruno Ecuele Manga au poste de manager général desPanthéres du Gabon relance le débat sur la manière dont les anciens internationaux quittent la sélection nationale.


Avec plus de 118 sélections, le défenseur central est aujourd’hui le joueur le plus capé de l’histoire des Panthères. Pourtant, aucune annonce officielle de la fin de sa carrière internationale ni véritable hommage ne semblent avoir accompagné cette transition.

Cette situation met en lumière une réalité souvent dénoncée dans le football gabonais : de nombreux joueurs ayant marqué l’histoire de la sélection quittent l’équipe nationale sans cérémonie, sans match d’adieu et sans reconnaissance publique à la hauteur de leur contribution.
Au fil des années, plusieurs figures emblématiques ont quitté les Panthères dans une relative discrétion. Parmi elles, Stéphane Nguéma, Daniel Cousin, Éric Mouloungui, Théodore Zué Nguéma ou encore Rodrigue Moundounga, tous anciens cadres de la sélection qui ont pourtant largement contribué au rayonnement du football national.

Dans plusieurs pays, lorsqu’un joueur décide de mettre un terme à sa carrière internationale, les fédérations organisent généralement un match d’hommage ou permettent au joueur de disputer une dernière rencontre sous les couleurs nationales. Cette pratique vise à remercier officiellement ces athlètes pour leurs années de service et à leur offrir les applaudissements du public.
Au Gabon, cette tradition peine à s’installer. Plusieurs internationaux tels que Lloyd Palun, Willy Aubameyang, Catilina Aubameyang, Alain Djissikadié, Rémy EBANEGA ou encore Didier Ovono ont eux aussi quitté la sélection sans véritable cérémonie d’adieu.

Pour de nombreux observateurs, cette situation traduit un manque de reconnaissance institutionnelle envers ceux qui ont défendu les couleurs nationales. D’autres estiment également que certains joueurs devraient eux-mêmes mieux préparer leur départ afin de valoriser leur parcours.
Dans le cas de Bruno Ecuele Manga, son statut de recordman des sélections et son rôle majeur au sein de l’équipe auraient pu justifier l’organisation d’un dernier match symbolique. Un moment qui aurait permis au public gabonais de saluer l’un de ses défenseurs les plus emblématiques.
Alors que les Panthères tentent de se reconstruire après leur participation difficile à la 2025 Coupe d’Afrique Nations organisée au Maroc, la question de la valorisation des anciens internationaux reste posée. Pour beaucoup, honorer les figures du passé est aussi un moyen de renforcer l’identité et la mémoire du football gabonais.

Reste désormais à espérer que les instances du football national tireront les leçons de ces situations afin que les futures générations de joueurs puissent, le moment venu, quitter la sélection avec les honneurs qu’elles méritent.
