La crise qui secoue l’Union Sportive de Bitam (USB) connaît un nouveau tournant. Une réunion s’est tenue cet après-midi au siège de la Ligue Nationale de Football (LINAF), réunissant les deux camps rivaux : celui de Billy Bendo Edo et celui de Samy Edgard Esson Obiang, chacun se revendiquant président du club.


La rencontre était présidée par Brice Mbika Ndjambou, président de la LINAF. En ouverture des échanges, il a tenu à préciser :
« La LINAF n’est pas un tribunal et ne prend pas parti. Nous vous avons fait venir ici afin que, ensemble, nous puissions trouver des solutions à la crise qui secoue votre club. L’USB ne doit pas vivre une telle situation. Nous devons trouver un consensus dans l’intérêt des habitants de Bitam qui aiment ce club et croient encore à son rayonnement. »

Les arguments des deux camps
Prenant la parole, Billy Bendo Edo a affirmé avoir été nommé pour une durée de quatre ans par le président du comité de surveillance. Il dit avoir été surpris d’apprendre sa destitution par voie de communiqué, sans notification officielle ni explication préalable.
Selon lui, lorsqu’il a pris les rênes du club, celui-ci était proche de la relégation en deuxième division. Il évoque également des dépenses personnelles estimées à plus de 60 millions de FCFA engagées pour la relance de l’équipe. Il affirme détenir le procès-verbal attestant de sa nomination et regrette l’absence de dialogue avec le camp adverse.
De son côté, Samy Edgard Esson Obiang soutient avoir été nommé par le conseil de surveillance, qu’il considère comme l’instance suprême du club. Il assure disposer des documents officiels relatifs à cette désignation et maintient la légitimité de sa présidence.

Vers une décision finale
Après avoir écouté les deux parties, et afin de préserver l’image de l’USB, la LINAF a décidé de convoquer une nouvelle rencontre cette semaine en présence de René Ndemezo’o Obiang, président du comité de surveillance et acteur central de cette crise. L’objectif est d’aboutir à une décision définitive.

Dans une volonté d’apaisement, la LINAF a exigé des deux camps la transmission des procès-verbaux de nomination, dûment signés par les membres du conseil de surveillance.
En attendant l’issue de cette médiation, les deux protagonistes pourront assister à l’assemblée générale de la LINAF prévue ce samedi 28, non pas en qualité de président, mais en tant qu’observateurs, sans droit de parole ni de décision.

Une première étape vers une sortie de crise qui, espérons-le, permettra à l’Union Sportive de Bitam de retrouver stabilité et sérénité.

