Depuis le lancement des rencontres d’imprégnation initiées avec les présidents des fédérations sportives nationales, le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, pose les bases d’une nouvelle gouvernance sportive. Au cœur des échanges : le respect des textes, la conformité administrative, l’organisation effective des compétitions et les conditions d’accès à l’appui de l’État.


La conformité comme préalable à l’action publique
Les premiers échanges entre le nouveau patron des Sports et les responsables des fédérations annoncent une rupture avec certaines pratiques antérieures. Paul Ulrich Kessany a été clair : le respect strict des textes et de la légalité est désormais la condition essentielle de toute collaboration entre l’État et les fédérations sportives.

« On ne peut pas prétendre à l’accompagnement de l’État sans être conforme aux textes », a-t-il rappelé, marquant ainsi la volonté du gouvernement d’instaurer une gouvernance plus rigoureuse et responsable.
L’agrément technique au cœur des exigences
Sur le plan administratif, le ministre a déploré que plusieurs fédérations ne disposent toujours pas de l’agrément technique, pourtant indispensable à leur reconnaissance officielle. Il a invité les instances concernées à régulariser leur situation dans les meilleurs délais, insistant sur le fait que l’agrément constitue un préalable incontournable à tout appui public.
Compétitions nationales : une obligation non négociable
Paul Ulrich Kessany a également rappelé la mission première des fédérations : l’organisation régulière des compétitions nationales. Pour lui, il est inadmissible qu’une fédération demeure inactive ou peine à faire vivre sa discipline.

« Il faut organiser les compétitions qui reviennent aux fédérations », a-t-il martelé, soulignant que l’absence de compétitions traduit un dysfonctionnement majeur dans la gestion des disciplines sportives.
Peu de ligues actives, pas de subventions
Concernant le financement public, le message du ministre a été sans équivoque. « L’État accompagnera ceux qui sont conformes et réellement en activité », a-t-il déclaré. Les fédérations incapables d’organiser des compétitions nationales ou ne disposant que d’une ou deux ligues fonctionnelles ne pourront plus prétendre aux subventions de l’État.
Mandats dépassés : appel à la responsabilité des dirigeants
Autre point sensible abordé : le respect de la durée des mandats. Le ministre a indiqué que les fédérations dirigées par des responsables ayant dépassé les limites statutaires de leurs mandats ne bénéficieront plus de l’accompagnement de l’État. Un rappel ferme qui interpelle directement la responsabilité des dirigeants sportifs.

Vers une refondation du sport gabonais ?
À travers ces rencontres, Paul Ulrich Kessany affiche clairement sa volonté d’assainir la gouvernance du sport gabonais. En conditionnant l’aide de l’État à la conformité administrative, à l’activité réelle et à l’organisation effective des compétitions, le ministère des Sports engage une réforme de fond visant à recentrer les fédérations sur leur rôle essentiel : le développement des disciplines sportives sur l’ensemble du territoire national.

