L’approche des championnats européens met en lumière une situation préoccupante pour les Panthères du Gabon.


Alors que le mercato bat son plein, la majorité des joueurs gabonais semblent opter pour des championnats de seconde zone. Cette tendance, loin d’être nouvelle, soulève des questions sur la compétitivité de l’équipe nationale à l’approche d’échéances cruciales, notamment les éliminatoires de la Coupe du Monde.
Pourquoi ce Choix des Championnats de Seconde Zone ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette orientation des joueurs gabonais vers des ligues moins prestigieuses
Opportunités et Temps de Jeu : Les championnats de moindre envergure peuvent offrir des garanties de temps de jeu plus importantes. Pour un joueur, évoluer régulièrement, même dans un championnat moins médiatisé, est souvent préférable à cirer le banc dans un club de première division. Cela leur permet de maintenir leur forme physique et leur rythme de compétition.

Contrats et Stabilité Financière
Les conditions contractuelles dans certains championnats dits « de seconde zone » peuvent être plus avantageuses et offrir une meilleure stabilité financière à des joueurs qui n’ont pas forcément l’opportunité de s’imposer dans les grands championnats européens.
Manque de Visibilité et de Recrutement
Le football gabonais, notamment avec l’absence de championnat national régulier (National Foot), souffre d’un manque de visibilité pour les scouts et recruteurs des grands clubs. Les jeunes talents ont moins d’opportunités de se montrer et d’être détectés, ce qui les pousse à saisir les premières opportunités qui se présentent, même dans des ligues moins cotées.
Qualité de la Formation et Encadrement
La qualité de la formation locale et l’encadrement des jeunes joueurs peuvent également être des facteurs. Un joueur bien formé et suivi aura plus de chances d’intégrer des clubs de haut niveau.
Les Conséquences pour l’Équipe Nationale


Cette situation a des répercussions directes sur les performances des Panthères. Le sélectionneur Thierry Mouyouma et son staff se retrouvent face à un défi de taille :
Baisse de Compétitivité : Évoluer dans des championnats moins exigeants peut entraîner une baisse de la compétitivité générale des joueurs. La différence de rythme, d’intensité et de niveau tactique entre ces ligues et celles des grands championnats se fait sentir au niveau international.
Difficulté à Préparer les Matchs Clés
Pour des matchs de haute importance, comme celui contre la Côte d’Ivoire en septembre, il est impératif d’avoir des joueurs au top de leur forme et habitués aux joutes de haut niveau. Des joueurs évoluant dans des championnats de seconde zone pourraient manquer de ce rythme et de cette « expérience des grands rendez-vous ».
Absence de National Foot
L’incertitude quant à la reprise du National Foot d’ici septembre aggrave la situation. Cela prive les joueurs locaux d’une plateforme pour s’exprimer et maintenir leur forme, forçant encore plus la sélection à dépendre de joueurs évoluant à l’étranger, souvent dans ces championnats de seconde zone.

Un Défi Majeur pour Mouyouma et son Staff

La mission de Thierry Mouyouma est complexe. Il devra non seulement s’appuyer sur les joueurs les plus en forme, quel que soit leur championnat, mais aussi travailler sur la cohésion d’un groupe dont les membres évoluent à des niveaux de compétition variés. La victoire contre la Côte d’Ivoire est cruciale pour maintenir l’espoir d’une qualification pour la Coupe du Monde, et cela passera inévitablement par des joueurs compétitifs et prêts à relever le défi.

